Quand je vois ce cyprès animé d’une danse,
Je sens renaître en moi des souvenirs d’enfance.
Je connais ces volutes, cette brise d’air chaud
Qui, dans un geste tendre, vient caresser ma peau.
Je connais ces étoiles qui brillent de mille feux
Et ce croissant de lune qui illumine les cieux.
Je connais cette odeur de pin et de résine
Qui chaque été encore me ravit les narines.
Je connais les grillons, enfin, surtout leur chant,
Qu’on reproche aux cigales sans aucun fondement.
(Les cigales, en effet, ne chantent que le jour,
Mais je ne suis pas là pour vous donner un cours.)